Ce que j'ai pensé n'a préoccupé personne.

 

J’ai ainsi gagné la liberté absolue de m'exprimer.


 

Quand tintinnabulera l’horloge du temps révolu, sans « frapper d’estoc et de taille » pour défendre mon pré carré, je pourrais comme C-A Sainte-Beuve prétendre que « Vieillir est encore le seul moyen qu’on ait trouvé pour vivre longtemps ».

 

De quoi se réjouit-on à l’ultime battement du coeur ? De la durée, à l’instar de Sainte-Beuve ? Ou de la qualité, comme l’a préconisé Robert Sabatier en affirmant qu' « Il faut s’efforcer d’être jeune comme un Beaujolais et de vieillir comme un Bourgogne » ?

 

Sans goûter à l’ambroisie - boisson des dieux - et distant de tout grimancien - nom étrange et oriental pour désigner un sorcier - accordons-nous sur la portée philosophique d’un dernier bonheur : quel que soit le lecteur de nos élucubrations, l’essentiel consiste à lui transmettre des émotions, fussent-elles superficielles  comme témoigner que « Avril fait la fleur. Mai en a l’honneur » ou fondamentales comme se souvenir de Jacques Brel chantant que « L’humour est la forme la plus saine de la lucidité ».

 

Nourri d’apophtegmes, mais manquant d’entregent et trop enclin à me montrer pédagogue charmeur via l’internet, j’avoue ce penchant à distiller science ou savoir au gré de pensées fugitives ou ancrées, convaincu comme Patrick Rambaud (Prix Goncourt 1997, époque à laquelle j’ai tourné la page des sports pour m’orienter vers d’autres destinées dans le journalisme) que "Sans les mots, l’image n’existe pas" .

 

Quelle image retenir ? Un cadre sobre, certainement. Mais à l’intérieur, "quid" ?

 

Epingler ce rendez-vous manqué avec le Québec, « La Belle Province » où l’acériculteur est roi-divin ? S’aligner sur ce jugement professionnel de Philippe Bouvard : « Jadis, le journaliste était une sorte de notable. Aujourd’hui, c’est un fouille-poubelles » ? Euripide avait vu juste : « Le temps dira tout à la postérité. C’est un bavard. Il parle même quand on ne l’interroge pas ». Il restera donc une trace. Espérons qu’elle ne prenne pas la forme d’une tache, que j’aurais du mal à éponger !

 

Jonglerie de palimpseste ? Altération par étymologie populaire ? Allez donc savoir ou plus simplement faire la lumière.

 

Pour l’instant, c’est mon dernier mot … par lequel je n'aurai jamais eu l'espoir fou de gagner des millions !


Pour le respect des libertés et des normes

Simplement, le parcours libre de ma pensée …

 

Certes, celle-ci peut s’avérer caustique, se montrer un rien provocante, se présenter en miroir ou en contre-champ, se braquer ou s’élargir. Avec une ligne de conduite prioritaire : le respect des personnes, des biens, du patrimoine, de la différence, de toute valeur morale.

 

Un respect qui se veut et doit être mutuel, évidemment !

 

Sans donner de leçons à qui que ce soit, sans marcher dans les pas des rassembleurs par intérêt ou des diviseurs par principe. Il y a toujours mieux à faire avec les basiques signes  « + » et  « x », qu’avec les « - » ou « : ».

 

Elémentaire(s) principe(s) … pourtant trop contourné(s) ou escamoté(s) !

 

Parlons d’unités et de volumes, plutôt que de quantités et de pourcentages, sans oublier de viser l’essentiel : la qualité.

 

La qualité, c’est la vie. Sa recherche ne sera jamais une déviance élitiste.

 

J'ai choisi ce cheminement dans les méandres professionnels comme dans le flux du quotidien privé. Dommage ou tant pis pour mes détracteurs, naufragés volontaires et égarés en cours de route.

 

© JoRi27


Règle de survie : accepter l'autodérision

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II subsiste un périple personnel, variable en nombre d'étapes franchies. Certes, toutes sont vouées à l'oubli progressif.

 

Qu'importe ce dernier ! Pas question d'entretenir un secret espoir d'intégrer la "nostalgie de demain". 

 

L'essentiel fut de réussir la traversée du quotidien, en déjouant le piège d'une destinée désertique.

 

(c) JoRi27